Fernando Pessoa

Fernando Pessoa est un écrivain et poète portugais, né le 13 juin 1888 à Lisbonne, ville qu’il ne quittera pas entre 1904 et sa mort en 1935. Jeune homme introverti et idéaliste, il écrit sous de nombreux pseudonymes, et est l’auteur qui a le plus précisément mis en scène la multiplicité du moi grâce au dispositif littéraire de l’hétéronymie, dont il est le créateur. Il y crée ainsi un « maître », Alberto Caeiro, et des « disciples ». De son vivant, il a régulièrement publié des contributions à des revues littéraires portugaises, ainsi qu’un recueil de poèmes, Message, en 1934, mais l’essentiel de son œuvre est découvert après sa mort dans une malle, où l’on ne cesse de puiser. Il est ainsi l’auteur d’une œuvre fragmentaire et inachevée, mais d’une incroyable beauté et représente ainsi un auteur majeur de la littérature portugaise et internationale.

Patrick Quillier

Patrick Quillier est poète, compositeur, traducteur.

Il a longtemps erré en Europe, en Afrique, dans l’océan Indien, notamment comme enseignant de lettres classiques au Portugal, en Autriche, en Hongrie. Depuis 1999, il enseigne la littérature générale et comparée à l’université de Nice. Traducteur et éditeur de Fernando Pessoa dans la Pléiade, il a traduit des poètes portugais et hongrois contemporains. Il est guidé toujours par le souci d’une fine écoute généralisée, écoute du monde, du corps, du for intérieur, telle qu’elle est révélée dans la poésie.

Il est notamment l’auteur d’un essai : Le Gardeur de troupeaux et les autres poèmes d’Alberto Caeiro et d’un magnifique recueil de poèmes Voix éclatées, pour lequel il reçoit le prix Kowalski de poésie de la ville de Lyon en 2018.

Kenneth White

Écossais d’origine, Français d’adoption, mondial d’inspiration, Kenneth White est l’auteur d’une œuvre exceptionnelle dans les domaines conjoints de l’essai, du récit et du poème. Ayant reçu de nombreux prix littéraires prestigieux, qui vont du prix Médicis Étranger pour La Route bleue au Grand Prix du rayonnement de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre, en passant par le prix Roger Caillois et le prix Édouard Glissant, White a par ailleurs occupé de 1983 à 1996 la chaire de Poétique du xxe siècle à l’université de Paris-Sorbonne, et a fondé en 1989 l’Institut international de géopoétique. Mais surtout, et dès ses débuts en Écosse, il évolue dans son propre espace, à la fois singulier et général, sous le signe de ce qu’il a appelé le nomadisme intellectuel, qu’il a présenté dans des essais tels que L’Esprit nomade et La Figure du dehors, et dont il a fait l’expérience vécue le long d’itinéraires traversant divers territoires du monde, comme, par exemple, dans Les Vents de Vancouver et Le Visage du vent d’est. Quant à la géopoétique, dont il a esquissé la théorie-pratique dans Le Plateau de l’Albatros et qu’il a précisée dans Au large de l’Histoire, elle a pour but de refonder la culture en remontant à la base de toute culture, c’est-à-dire le rapport entre l’être humain et la Terre, qui trouve son expression ultime dans des livres de poèmes tels que Mémorial de la terre océane.

Crédits de la photo : François Goize

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